| Name: | Description: | Size: | Format: | |
|---|---|---|---|---|
| 1.15 MB | Adobe PDF |
Advisor(s)
Abstract(s)
En tant que procédure de résolution des conflits, la négociation est, avant tout, une
forme d’interaction sociale qui présuppose nécessairement la présence active de deux ou
plusieurs parties, et dans laquelle on assiste à une relation d’interdépendance qui, elle,constitue la base de la propre procédure sociale qui prône une solution pour le conflit qui la justifie.
La négociation est, en ce sens, une activité d’une extrême importance pour la performance concurrentielle des sociétés. Tous les jours, des cadres et des administrateurs de sociétés négocient avec des clients, des fournisseurs, des actionnaires, des créanciers, des banques, entre autres organismes au niveau macro et micro du milieu qui nous entoure. Par conséquent, « on exige » des sujets qui négocient
une capacité constructive à traiter les conflits en exhibant un ensemble de conduites
complexes qui leur permette de rendre compatibles, avec succès, les objectifs
apparemment irréconciliables. Ou encore mieux, il incombe à l’acteur social de
maximiser ses intérêts, sans affecter de manière négative la relation d’interdépendance dans laquelle il se trouve. C’est précisément dans cette capacité de rendre compatibles les deux objectifs que réside l’efficacité de la conduite exercée par les négociateurs.
Pour Mastenbroek (1989), l’ensemble des conduites complexes qui donne lieu à une
négociation efficace impliquerait une combinaison de quatre activités de base, avec
leurs dilemmes et leurs actions tactiques correspondantes : 1) obtenir des résultats
substantiels, 2) influence sur l’équilibre du pouvoir, 3) promouvoir un climat constructif et 4) obtenir une flexibilité comportementale.
C’est dans cette optique que la question de l’efficacité de la conduite des négociations,
en tant que compétence stratégique pour la gestion, constitue l’axe central de la présente recherche. Plus précisément, la relation entre l’efficacité de la négociation et l’assertivité. Ce travail est, par conséquent, le résultat d’une procédure de recherche théorique et empirique réalisée à partir de l’application de deux instruments : le CEN II
– Questionnaire de l’Efficacité dans la Négociation et l’EHS – Echelle des Habilités
Sociales. Le premier instrument a pour objectif de mesurer l’efficacité de la négociation lors des relations interpersonnelles, en ayant comme fondement le modèle de Mastenbroek (1987, 1989) tandis que le deuxième a pour but de mesurer les habilités sociales grâce à ce qui est défini dans l’HES - Echelle des Habilités Sociales de González (2000).
Les instruments mentionnés ont été appliqués sur un échantillon de 300 individus qui se
trouvent, à leur tour, divisés en 3 groupes, selon leur degré d’expérience dans la
négociation, l’analyse et le traitement des données obtenues ayant été réalisés avec le
programme statistique SPSS/WINDOWS (“Statistical Package for Social Sciences”).
Une fois entreprise la vérification des qualités psychométriques des instruments
mentionnés (sensibilité, fidélité et validité), nous observons, de par les résultats obtenus,que ceux-ci présentent de bonnes qualités psychométriques. La structure factorielle du CEN II a mis en évidence 12 facteurs, mais pour les effets d’interprétation de la structure factorielle, nous n’avons tenu compte que des cinq premiers facteurs qui expliquent, dans leur ensemble, 38.26% de la variance totale des résultats. Bien que les résultats relatifs à l’assertivité aient présenté 11 facteurs, pour les effets de l’interprétation de la structure factorielle, nous n’avons tenu compte que des six premiers facteurs qui expliquent 40.50% de la variance totale des résultats. En ce qui concerne les études différentielles entreprises, les résultats ont démontré que les sujets plus âgés et qui ont plus d’expérience dans la négociation semblent être plus assertifs que ceux moins âgés et qui ont une expérience de la négociation moins importante.
Ainsi, nous concluons que, tant le CEN II que l’EHS peuvent se constituer en tant
qu’instruments très utiles pour l’évaluation du degré d’efficacité de la négociation et de
l’assertivité des sujets, et cela bien évidement à la lumière des présupposés des
approches sur lesquelles ils se fondent, étant donné que les instruments en question ont un pouvoir discriminatoire car ils permettent de distinguer clairement les sujets très efficaces des peu efficaces et les plus assertifs des moins assertifs dans le contexte de la négociation.
Negotiation, as a dispute resolution procedure, is, above all, a form of social interaction
that necessarily presupposes the active presence of two or more parties, in a relationship
of interdependence, which in turn constitutes the basis for the actual social process that
advocates a solution for the dispute in question.
In this sense, negotiation is an activity of great importance in the competitive
performance of companies. Every day, company executives and managers negotiate
with customers, suppliers, shareholders, creditors, banks, and other entities in the
macro-environment and micro-environment that surrounds us. Consequently, those who
negotiate are “required” to have a special constructive capacity to deal with disputes,
displaying a set of complex behaviours that enable them to successfully reconcile
apparently irreconcilable objectives. In other words, the role of the social agent is to
maximize his interests, without negatively affecting his relationships of
interdependence. The effectiveness of negotiators' behaviour is precisely in their
capacity to reconcile both objectives.
For Mastenbroek (1989), the complex behaviours that result in effective negotiation
imply a combination of four basic activities, with their corresponding dilemmas and
tactical actions: 1) obtaining substantial results, 2) influence on the balance of power, 3)
promoting a constructive atmosphere and 4) obtaining behavioural flexibility.
It is from this viewpoint that the question of the effectiveness of negotiation behaviour
as a strategic skill for management is the linchpin of this research. More specifically, the
relationship between negotiation effectiveness and assertiveness. Therefore, this work is
the result of a process of theoretical and empirical research based on the application of
two instruments: CEN II – Negotiation Effectiveness Questionnaire and EHS – Social
Skills Scale, the first having the main aim of measuring negotiation effectiveness in
interpersonal relationships, based on the Mastenbroek model (1987, 1989), and the
second aimed at measuring social skills as defined in the EHS - Social Skills Scale, by
Gonzalez (2000).
These instruments were applied to a sample of 300 people, who were in turn divided
Competências Estratégicas de Negociação em Gestão Comercial: Estudo Sobre a Relevância da Eficácia …
1
into 3 groups according to their level of negotiation experience, the data collected then
being analysed and processed using the statistics software SPSS/Windows (“Statistical
Package for Social Sciences”).
An assessment of the psychometric qualities of these instruments (sensitivity, accuracy
and validity) showed that the results obtained for these qualities were good. The
factorial structure of CEN II demonstrated 12 factors, but for the purpose of
interpretation of the factorial structure, only the first five factors which together explain
38.26% of the total variance of the results were considered. The results concerning
assertiveness presented 11 factors, however for the purpose of interpretation of the
factorial structure, only the first six factors explaining 40.50% of the total variance of
the results were considered. With regard to the differential studies conducted, the results
demonstrated that older subjects with more negotiation experience are more assertive
than younger subjects with less negotiation experience.
We thus concluded that both CEN II and EHS can be very useful instruments to assess
the level of negotiation effectiveness and assertiveness of subjects, obviously in the
light of the premises of the approaches on which they were based, since the instruments
in question have a discriminatory capacity and, since they help to clearly distinguish
between more and less effective and more and less assertive subjects in a negotiation
context.
A negociação, enquanto processo de resolução de conflitos, é, acima de tudo, uma
forma de interacção social que necessariamente pressupõe a presença activa de duas ou
mais partes, assistindo-se a uma relação de interdependência, que constitui a base, por
sua vez, desse mesmo processo social.
Nesse sentido, a negociação é uma actividade de extrema importância no desempenho
competitivo das empresas. Diariamente, executivos e gestores das empresas negoceiam
com clientes, fornecedores, accionistas, credores, bancos, entre outras entidades ao nível
macro e micro do ambiente que nos rodeia. Num ambiente de forte competição e em
permanente mudança, a negociação assume uma importância fundamental para o
sucesso e, em última instância, para o sucesso das empresas. Consequentemente,
“exige-se” dos sujeitos que negoceiam uma capacidade construtiva de lidar com os
conflitos exibindo um conjunto de condutas complexas que lhes permitam
compatibilizar, com êxito, os objectivos aparentemente irreconciliáveis. Ou melhor,
passa pelo actor social maximizar os seus interesses, sem afectar de modo negativo, a
relação de interdependência na qual se encontra. É, justamente, na capacidade de tornar
compatíveis ambos os objectivos que radica a eficácia da conduta exercida pelos
negociadores.
Para Mastenbroek (1989), o conjunto das condutas complexas que dão lugar a uma
negociação eficaz implicaria uma combinação de quatro actividades básicas, com os
seus dilemas e acções tácticas correspondentes: 1) obter resultados substanciais, 2)
influir sobre o equilíbrio de poder, 3) promover um clima construtivo e 4) obter uma
flexibilidade comportamental.
É nesta óptica que a questão da eficácia da conduta negocial, enquanto competência
estratégica para a gestão, constitui o eixo fulcral da presente investigação. Mais
precisamente, sobre a relevância da eficácia negocial e a assertividade. Portanto, este
trabalho é o resultado de um processo de investigação teórica e empírica realizado com
base na aplicação de dois instrumentos: o CEN II – Questionário de Eficácia na
Negociação e a EHS – Escala de Habilidades Sociais, tendo o primeiro como finalidade
principal mensurar a eficácia negocial em relações interpessoais e como fundamento o
modelo de Mastenbroek (1987, 1989), e tendo o segundo como finalidade mensurar as
habilidades sociais através do definido na EHS - Escala de Habilidades Sociais, de
González (2000).
Os referidos instrumentos foram aplicados a uma amostra de 300 indivíduos, que se
encontram, por sua vez, divididos por 3 grupos segundo o seu grau de experiência na
negociação, sendo que a análise e tratamento dos dados obtidos foram realizadas através
do programa estatístico SPSS/WINDOWS (“Statistical Package for Social Sciences”).
Uma vez empreendida a análise das qualidades psicométricas dos referidos instrumentos
(sensibilidade, fidelidade e validade) observamos pelos resultados obtidos que os
mesmos apresentam boas qualidades psicométricas. A estrutura factorial do CEN
evidenciou 12 factores, mas para efeitos de interpretação da estrutura factorial tomámos
em consideração somente os cinco primeiros factores que explicam, no seu conjunto,
38.26% da variância total dos resultados. Os resultados relativos à assertividade
apresentaram 11 factores, contudo para efeitos de interpretação da estrutura factorial consideramos exclusivamente os seis primeiros factores que explicam 40.50% da
variância total dos resultados. No que respeita aos estudos diferenciais empreendidos, os resultados demonstraram que os sujeitos com mais idade e mais experiência negocial
parecem ser mais assertivos do que os detentores de menos idade e menor experiência
negocial.
Desse modo, concluímos que, quer o CEN II quer a EHS, podem constituir-se como
instrumentos muito úteis na avaliação do grau de eficácia negocial e da assertividade
dos sujeitos, obviamente à luz dos pressupostos das abordagens em que se
fundamentam, uma vez que os instrumentos em causa têm poder discriminatório, pois
permitem distinguir claramente entre sujeitos muito eficazes e pouco eficazes e os mais assertivos e menos assertivos, em contexto negocial.
Description
Dissertação de Mestrado apresentada à Universidade Fernando Pessoa como parte dos requisitos para obtenção do grau de Mestre em Ciências Empresariais
